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Témoignages sur la bataille d'Orthez
William Brown du 45e
(Brigade Brisbane)
« Notre brigade a dû passer le long d'un chemin étroit directement devant le centre ennemi, à partir duquel ils ont maintenu une lourde canonnade, qui nous a considérablement gênée, et qui a fait beaucoup de tués et de blessés. Cependant nous nous précipitèrent dessus, très rapidement, et étions bientôt à couvert des hauteurs sur lesquelles l'ennemi était placé. Etant alors à l'abri du feu destructif... notre général s'est arrêté, et... a semblé être dans une sorte de situation embarrassante, et ne pas savoir quoi faire...jusqu'à que... [le général Packeman]... venu au galop de la gauche s'exclamant, "Bon Dieu, Général Brisbane, pourquoi se tiennent-ils là tandis que la brigade se fait hachée? Formez la ligne, et envoyez les tirailleurs du 45e"... Les balles volaient comme de la grêle épaisse, treize hommes de ma seule compagnie sont tombés à quelques mètres de moi sur le front de la colline. Malgré cela, nous avons pressé la marche, et l'ennemi, après un carnage effroyable, céda et nous laissa en possession d'un fossé, que nous avons tenu jusqu'à ce que la brigade ait monté dans la ligne. Nous avons alors donné trois acclamations, avons chargé les troupes légères de l'ennemi, et les avons chassées d'un autre fossé... Après avoir chargé à plusieurs reprises, et chargé alternativement, nous sommes montés sur les hauteurs, desquelles nous avons eu une vue complète des masses foncées de l'ennemi en colonne, dont une se déplaçait contre nous... A ce moment, où nous étions considérablement diminués - presque la moitié de nous était à terre ou hors combat - et on aurait pu être chassé, si un officier de l'état-major n'avait pas venu au moment critique et ne nous avait pas encouragés à tenir notre terrain, car nous devrions être soulagés dans une minute. Deux brigades de la 6e Division... se forma immédiatement derrière nous, et nous nous sommes retirés à travers leur ligne, qui avançaient et rencontraient les Français présents au sommet des hauteurs, où un combat des plus désespéré était assuré. Nos troupes ont fait feu à quelques mètres de l'ennemi et ont immédiatement chargé avec la baïonnette. Leurs adversaires ont descendu la colline avec la plus grande rapidité et dans la plus grande consternation. »
« Our brigade had to pass along a narrow path directly in front of the enemy's centre, from which they kept up a heavy cannonade, by which we were sorely annoyed, and had many killed and wounded. We dashed on, however, at double quick time, and soon got under cover of the height on which the enemy was placed. Being then secure from the destructive fire ... our general halted, and ... seemed to get into a kind of quandary, and not to know what to do ... until ... [general Packeman] ... came galloping from the left exclaiming, "Good God, General Brisbane, why stand there while the brigade gets cut up ? Form line, and send out the 45th skirmishing" ...The bullets flew thick as hail, thirteen men of my company alone fell within a few yards of me on the brow of the hill. Notwithstanding, we pressed on, and the enemy after dreadful carnage gave way, and left us in possession of a ditch, which we held till the brigade came up in line. We then gave three cheers, charged the enemy's light troops, and drove them from another ditch ... Having repeatedly charged, and charged in turn, we got on the height, from which we had a complete view of the dark masses of the enemy in column, one of which was moving against us... By this time we were greatly diminished - nearly a half down or disabled - and might have given way, if a staff-officer had not come up at the critical moment and encouraged us to hold our ground, as we should be relieved in a minute. Two brigade of the 6th Division ... formed immediately in our rear, and we retired through their line, which advanced and encountered the French of the summit of the heights, where a most desperate conflict ensured. Our troops fired a volley at a distance of a very few yards from the enemy, and instantly closed and pushed on with the bayonet. Their adversaries rolled downhill in the greatest haste and consternation. »
Sources
:
"The
autobiography , or Narrative of a Soldier"
(1829) |